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Éthique et transparence en marketing d’influence

Rappel des obligations et bonnes pratiques en marketing d'influence en France, selon la Loi n° 2023-451 (9/06/2023) modifiée par l'Ordonnance n° 2024-978 (06/11

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Éthique et transparence en marketing d’influence

Points à retenir

  1. La confiance du public repose sur la clarté des relations commerciales.
  2. La Loi n° 2023-451 (9 juin 2023) et l’Ordonnance n° 2024-978 (6 novembre 2024) codifient plusieurs obligations clefs.
  3. La mention du caractère commercial doit être lisible et présente pendant toute la durée du contenu.
  4. mention explicite de toute rémunération en nature (produits, services, dotations) comme équivalente à une rémunération en numéraire.

L’éthique et la transparence en marketing d’influence structurent la confiance entre annonceur, créateur et audience. Cette page rappelle l’état du droit au 21/09/2026, les obligations pratiques, les points contractuels essentiels et les cas particuliers à risque pour marque, agence et créateur UGC ou influenceur.

Pourquoi l’éthique et la transparence comptent

La confiance du public repose sur la clarté des relations commerciales. Quand un contenu promeut un produit ou un service, il doit permettre au spectateur de reconnaître immédiatement le caractère commercial. L’absence de mention explicite expose la campagne à des risques réputationnels et à des poursuites civiles ou pénales prévues par le droit français en vigueur.

La loi applicable à la date de publication est la Loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 « visant à encadrer l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux », telle que consultée le 21/09/2026. Cette loi a été modifiée par l’Ordonnance n° 2024-978 du 6 novembre 2024, entrée en vigueur le 08/11/2024. Elles définissent les notions et posent des obligations qui concernent tout acteur mobilisant une audience pour promouvoir des biens, services ou causes à titre onéreux.

Définition utile pour la suite : « créateur UGC » désigne un auteur qui vend la production de contenus et les droits d’usage sans qu’une audience ne soit nécessaire ; « influenceur » désigne une personne qui vend la diffusion ou la recommandation à son audience. Cette distinction guide le traitement contractuel et opérationnel des missions.

Quelles obligations légales s’appliquent en France (rappel synthétique)

La Loi n° 2023-451 (9 juin 2023) et l’Ordonnance n° 2024-978 (6 novembre 2024) codifient plusieurs obligations clefs. À la date de consultation indiquée, l’état du droit impose notamment :

  • l’obligation de mentionner le caractère commercial des contenus promouvant des biens ou services (articles 5 / 5-2) ; l’absence de telle mention peut être qualifiée de pratique commerciale trompeuse au sens de l’article L.121-3 du code de la consommation ; les peines maximales liées à la pratique commerciale trompeuse figurent dans le régime applicable cité dans les textes consultés le 21/09/2026 ;
  • l’obligation de signaler les « images retouchées / images virtuelles » selon l’article 5, III, sanctionnée, selon la loi consultée le 21/09/2026, d’une peine prévue d’un an d’emprisonnement et de 4 500 € d’amende en cas de défaut de mention ;
  • l’existence d’un article 8 (contenu obligatoire du contrat) listant les éléments contractuels requis : identité et résidence fiscale des parties, nature des missions, rémunération en numéraire ou avantages en nature, droits et obligations, clause de droit applicable (France) et responsabilité solidaire entre annonceur, mandataire/agent et influenceur ;
  • l’obligation pour les créateurs non établis dans l’UE/EEE/Suisse ciblant la France de désigner un représentant dans l’UE et de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle auprès d’un assureur établi dans l’UE (article 9) ;
  • le décret n° 2025-1137 du 28 novembre 2025 qui impose que le contrat entre l’influenceur et l’agent ou l’annonceur soit écrit à peine de nullité dès 1 000 € HT, entrée en vigueur le 01/01/2026.

Chaque point ci‑dessus doit être vérifié sur les textes officiels indiqués le jour de publication ; les modalités d’application renvoyant à des décrets en Conseil d’État sont à consulter dans l’onglet « Textes d’application » des publications officielles.

Pratiques concrètes : mentions publicitaires et affichage

La mention du caractère commercial doit être lisible et présente pendant toute la durée du contenu. La lisibilité varie selon le format : vidéo longue, story éphémère, description de publication, légende, ou bannière. Un hashtag noyé au milieu d’un texte long ou une mention qui apparaît une fraction de seconde en fin de clip sont des modes d’affichage susceptibles d’être jugés insuffisants au regard de la loi et de la doctrine issue du droit de la consommation.

Exemples opérationnels à considérer pour la rédaction des mentions : privilégier une formulation claire en français, visible sans manipulation supplémentaire par l’utilisateur, et adaptée au format (texte explicite dans la légende, bandeau lisible dans la vidéo, sticker visible en story pendant la durée d’affichage). Les formulations en anglais seules peuvent ne pas être considérées comme suffisamment explicites pour des publics francophones.

La responsabilité de la conformité est partagée : annonceur, agence et créateur peuvent être tenus solidaires. La notion de publicité dissimulée, consolidée par l’Ordonnance 2024, rapproche l’absence de mention explicite d’une pratique commerciale trompeuse sanctionnable au titre de l’article L.121-3 du code de la consommation.

Contrat et cession de droits : checklist minimale

Le contrat écrit doit préciser les éléments fondamentaux listés par la loi : identité et résidence fiscale des parties, la nature exacte des missions, la rémunération en numéraire ou les avantages en nature, les droits cédés (usage, durée, territoire, supports), ainsi que les obligations relatives à la propriété intellectuelle. Ces obligations figurent dans l’article 8 de la loi consultée le 21/09/2026.

Points pratiques à inclure dans tout contrat écrit :

  • droits cédés : usage, durée, territoire et supports précis ;
  • exclusivité ou non ;
  • formats livrés et critères d’acceptation ;
  • modalités de paiement et délai ;
  • modalités de retouche et de livraison ;
  • mention explicite de toute rémunération en nature (produits, services, dotations) comme équivalente à une rémunération en numéraire.

Rappel légal : la cession de droits d’auteur nécessite un écrit détaillant l’étendue, la destination, le lieu et la durée de la cession. Le décret du 28/11/2025 établit aussi le seuil de 1 000 € HT pour l’obligation d’un contrat écrit ; l’absence d’écrit au‑delà de ce seuil peut entraîner la nullité.

Rémunération en nature, dotations et encadrement fiscal

La loi impose que la rémunération en nature (produits, services, dotations) soit traitée au même titre que la rémunération en numéraire et qu’elle figure dans le contrat. Ce principe est précisé dans l’article 8.

Le cadre fiscal et social des avantages en nature dépend du statut de l’éditeur ou du créateur. La page n’aborde pas le choix de statut juridique ni les taux et cotisations détaillés ; pour ces points, l’avis d’un expert‑comptable ou d’un conseiller spécialisé en création d’entreprise reste nécessaire.

Attention pratique : les obligations de déclaration des plateformes (DAC7) peuvent s’appliquer selon les configurations et doivent être vérifiées sur le site officiel des impôts le jour de publication si le sujet est abordé.

Cas particuliers à risque

Certains secteurs appellent une vigilance renforcée. La loi et ses articulations mentionnent des interdictions ou encadrements spéciaux pour des domaines sensibles : santé, actes esthétiques à risque, produits nicotiniques, jeux d’argent, crypto‑actifs. L’article 4 et les dispositions associées établissent des listes et des règles sectorielles à consulter dans les textes cités.

Concernant les mineurs, des régimes spécifiques existent et la présence d’un public mineur impose des précautions particulières ; il convient de se référer aux dispositifs législatifs pertinents et de ne pas diffuser de conseils génériques pour des comptes tenus par des mineurs sans analyse juridique dédiée.

Contrôles et risques : ce que font les autorités

La DGCCRF a conduit des contrôles massifs, avec bilans 2022–2023 et campagnes successives rapportées par le ministère de l’Économie. Les rapports publics consultés au 21/09/2026 font état d’opérations ciblées dans le secteur et d’un taux d’anomalie relevé lors de ces campagnes. Les suites possibles comprennent avertissements, injonctions et poursuites pénales ou civiles selon la gravité des manquements.

Mesures opérationnelles conseillées pour documenter la conformité : conserver les briefs, preuves de paiement et de dotations, contrats signés, et archives des mentions publicitaires. Ces éléments facilitent les réponses aux demandes de contrôle et réduisent l’exposition juridique.

Bonnes pratiques opérationnelles pour briefs et production

Checklist minimale pour un brief UGC :

  • description des livrables et formats attendus ;
  • droits cédés : étendue, durée, territoire, supports ;
  • précision sur exclusivité et options paid ;
  • retours attendus et critères d’acceptation ;
  • conditions de paiement et calendrier ;
  • mention explicite de la responsabilité sur l’affichage de la mention publicitaire.

Affichage : définir en amont la formulation en français, la position et la durée d’affichage selon le format. Gouvernance : identifier qui valide la mention publicitaire dans la chaîne (créatif / juridique / conformité) et conserver le log de validation.

Rappels obligatoires et ressources à vérifier

Avant mise en ligne, vérifier la version des textes officiels et la présence des décrets d’application sur les publications officielles. Mettre à jour les références légales et les bilans d’autorité (DGCCRF) à la date de publication effective.

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